Résumé
A l’aube du XXI ème siècle bien des questions d’esthétiques se posent à nos sociétés imprégnées de religion, de technologie et de séduction et bien sûr à nous-mêmes.
De l’origine de l’Art, au temps de la Préhistoire, en parcourant toutes les grandes périodes artistiques jusqu’à notre époque bercée dans l’image, l’homme a recherché un idéal à son visage. De l’étude des proportions, des mathématiques, de l’anatomie ,de la dissection et de l’observation l’homme n’a jamais tout à fait trouvé la solution. Au milieu d’un monde sans cesse bousculé et remis en cause, il poursuit sa quête sans fin d’une beauté, sinon éternelle, du moins immortelle. Les temps arrivent où celui-ci devra accepter sa condition d’être humain imparfait et mortel, gracieux ou disgracieux, mais souvent secourus. L’Art a cette qualité de nous rassurer avec nous même en nous montrant la Vie.
Du visage de la Venus de Bassempoy à celui d’une madone de Raphaël, des grotesques de Léonard de Vinci au visages torturés de F. Bacon nous avons, nous autres gens de l’Art Dentaire, une réflexion sur l’esthétique dans notre quotidien et sur l’éthique dans notre approche professionnelle. Mais le drame serait que l’art se vide de toute humanité, envahi par les techno-images. L'âge d'or du visage considéré comme l'extension divine est remis en question par la modernité.